À quel champ d'automatismes suis-je relié aujourd'hui ?

Il m'arrive souvent de me poser cette question...
À quel état intérieur suis-je relié aujourd'hui ?
Et si une partie des pensées qui m'habitent ne provenait pas uniquement de mes choix conscients, mais aussi de tout ce qui a façonné mon histoire ?
À quelle racine familiale cette façon de penser est-elle reliée ?
À mon environnement ?
À mon éducation ?
À ma culture ?
Aux expériences qui ont marqué mon parcours ?
Aux modèles que j'ai observés depuis l'enfance ?
Que m'a-t-on transmis, consciemment... ou inconsciemment ?
Je crois que chacun de nous reçoit un héritage.
Un héritage familial.
Un héritage culturel.
Un héritage éducatif.
Un héritage émotionnel.
Toutes ces influences participent à la construction de notre regard sur le monde bien avant que nous développions pleinement notre propre capacité de réflexion.
Puis, souvent sans même nous en apercevoir, nous reproduisons.
Des croyances.
Des habitudes.
Des réactions.
Des peurs.
Des façons d'interpréter les événements.
Des automatismes qui deviennent progressivement notre normalité.
Mais avons-nous déjà pris le temps de les observer ?
De nous demander si cette petite voix intérieure nous appartient réellement ?
Ou si elle ne fait que répéter des mécanismes appris au fil de notre histoire ?
Et surtout...
Quelle trajectoire ces pensées sont-elles en train de construire ?
Car chaque pensée influence notre perception.
Chaque perception oriente nos décisions.
Et chacune de nos décisions façonne progressivement la personne que nous devenons.
Les neurosciences nous montrent aujourd'hui que notre cerveau fonctionne en grande partie grâce à des automatismes. Il privilégie les circuits neuronaux déjà connus afin d'économiser son énergie.
Mais elles nous enseignent également une réalité profondément encourageante : le cerveau conserve une remarquable capacité d'adaptation.
Grâce à la neuroplasticité, il est possible de développer de nouveaux schémas de pensée, d'apprendre autrement et de modifier progressivement certaines habitudes devenues limitantes.
Autrement dit...
Nous ne sommes pas condamnés à répéter notre histoire.
Nous pouvons choisir.
Choisir d'observer avant de réagir.
Choisir de remettre certaines croyances en question.
Choisir de développer de nouveaux repères plus cohérents avec la personne que nous souhaitons devenir.
C'est peut-être là que commence le véritable leadership intérieur.
Celui qui ne consiste pas à contrôler les autres, mais à apprendre à mieux gouverner son propre monde intérieur.
À porter attention à ce que nous entretenons quotidiennement.
À choisir consciemment notre état d'esprit.
Car il est parfois nécessaire de faire le tri.
De laisser partir ce qui ne nous sert plus.
De créer un nouvel espace intérieur.
D'accueillir de nouvelles façons de penser.
Et de redéfinir la direction que nous souhaitons donner à notre trajectoire personnelle et professionnelle.
Mais un changement intérieur entraîne souvent des ajustements autour de nous.
Certaines habitudes résistent.
Certaines relations évoluent.
Les anciens automatismes cherchent parfois à reprendre leur place.
C'est précisément à cet instant que notre leadership intérieur prend tout son sens.
Celui qui s'appuie sur la réflexion.
La conscience.
La lucidité.
La responsabilité.
Et le courage de poursuivre une trajectoire plus alignée avec nos valeurs.
Alors je vous laisse avec cette question...
Aujourd'hui...
Quels automatismes influencent encore vos décisions ?
Et surtout...
Sont-ils réellement ceux que vous choisissez d'entretenir ? Josée Marie Bisson




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